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Au
stade où
en est le processus
de restructuration,
il n'est pas encore
possible de mesurer
les implications
sociales des changements
qui se profilent.
Les appels d'offre
et cahiers des charges
associés
sont en cours de
rédaction,
et les industriels
se préparent
à y répondre.
Ce que l'on sait
en revanche, c'est
ce que seront les
futurs contrats
et les regroupements
d'activité,
qui devront répondre
à des objectifs
très clairs.
S'il fallait définir,
en un mot, le concept
de cette restructuration,
ce serait : "harmonisation".
Harmonisation du
fonctionnement des
donneurs d'ordre,
harmonisation des
spécifications
techniques des contrats,
harmonisation des
choix industriels.
"Dans l'organisation
précédente,
chaque donneur d'ordre
passait ses contrats
de son côté,
avec ses propres
spécifications
techniques, ses
propres durées
de contrats,"
explique Jean-Louis
Marcé, Directeur
du Cnes/CSG. "Par
exemple, alors que
les contrats de
prestations industrielles
du Cnes, les CPI,
étaient signés
pour une durée
de 6 ans, les contrats
de maintenance et
d'exploitation d'Arianespace,
les MEX, étaient
signés pour
un an et reconductibles
chaque année.
Dans la nouvelle
organisation, les
donneurs d'ordre
continueront d'appliquer
leurs propres règles
de fonctionnement
et d'achats mais
d'une façon
harmonisée,
utilisant les mêmes
spécifications
techniques. Chaque
donneur d'ordre
passera ses contrats
en direct pour ses
prestations, le
Cnes n'assurant
plus d'interface
. Néanmoins,
pour un même
type d'activité
sur l'ensemble de
la Base, un seul
groupement industriel
sera choisi, qu'il
exécute une
prestation pour
le compte ou du
Cnes ou d'Arianespace.
De plus, les industriels
seront consultés
d'une façon
commune et simultanée
par tous les donneurs
d'ordre, afin d'obtenir
la meilleure synergie
possible."
Cette recherche
de synergie doit
en effet permettre
de répondre
aux objectifs de
la restructuration
qui sont de :
- Diminuer le coût
global des activités
opérationnelles,
de maintenance et
d'exploitation de
la base spatiale,
- Proposer un mode
de financement plus
efficace,
- Obtenir une meilleure
redistribution des
retours géographiques.
La
réduction
de coût demandée,
de près de
20 % du coût
global de maintenance
et d'exploitation,
doit notamment permettre
à Arianespace
de proposer des
prix de lancements
compatibles avec
ceux du marché
commercial. Cela
doit également
permettre d'alléger
la contribution
des Etats membres
de l'Esa, de façon
à ce que
les économies
réalisées
soient investies
dans de nouveaux
programmes qui seront,
par la suite, lancés
sur Ariane ou tout
autre lanceur commercialisé
par Arianespace.
Pour information,
le volume total
des dépenses
du CSG en 2004 s'élève
à quelques
192 millions d'euros.
Cinq
grands Corps de
Métiers
Dès lors,
les concepts de
base définis
par les donneurs
d'ordre pour atteindre
ces objectifs doivent
répondre
à une certaine
logique industrielle.
En parallèle
à l'effort
d'harmonisation
consenti par les
donneurs d'ordre
pour réduire
les intermédiaires,
une homogénéisation
des industriels
a également
été
recherchée.
Comme le rappelle
Jean-Louis Marcé
: "aujourd'hui,
les prestations
industrielles sur
la Base sont organisées
autour de 12 (n'y
en a-t-il pas 14,
les N°13 et
14 sont ceux de
CG/COM) contrats
industriels avec
le Cnes (CPI), sans
compter quelques
petits marchés
secondaires, et
6 contrats avec
Arianespace (MEX)
ainsi que 2 contrats
de support opérationnel
et de support industriel
passés entre
le Cnes et Arianespace.
Les autres donneurs
d'ordre ayant également
chacun un contrat
de support industriel
avec le Cnes."
La recherche de
logique industrielle
et de cohérence
technique a conduit
les donneurs d'ordre
à regrouper
les activités
couvertes par les
prestations industrielles
en 5 grands corps
de métier,
auxquels s'ajoute
une activité
transverse de bureau
d'étude.
Ces regroupements
doivent notamment
permettre de réduire
au maximum le nombre
de contrats et d'augmenter
les synergies en
diminuant les frais
contractuels. Ainsi,
5 groupements industriels
(plus les bureaux
d'études)
remplacent les 18
groupements précédents.
Encadré
Corps de métiers
retenus
Les prestations
globales soumises
à consultations
sont regroupées
au sein des cinq
grands corps de
métiers (ou
CdM) suivants :
" Corps de
Métier 1
: Fluides
" Corps de
Métier 2
: Mécanique
et Infrastructure
" Corps de
Métier 3
: Informatique et
Electronique
" Corps de
Métier 4
: Qualité,
Sécurité
et réglementation
" Corps de
Métier 5
: Transports et
Services Généraux
" Bureau d'Etude
et Bureau Technique
de Gestion
Chaque
donneur d'ordre
passe ses contrats
en direct avec le
groupement d'industriels
choisi, dans le
cadre d'un contrat-cadre
fixant les spécifications
communes des donneurs
d'ordre, y compris
pour ce qui concerne
la facturation.
"Certes, les
contrats seront
un peu différents
dans la mesure où
le Cnes est un Etablissement
public à
caractère
commercial (EPIC)
qui ne fonctionne
donc pas comme une
entreprise purement
commerciale comme
Arianespace ou EADS
qui sont des Sociétés
Anonymes. Mais ils
seront néanmoins
harmonisés
autant que possible"
souligne Jean-Louis
Marcé.
Un contrat de support
opérationnel
subsistera entre
le Cnes et Arianespace
et quelques marchés
spécifiques
resteront à
la charge des donneurs
d'ordre, comme la
Protection Incendie,
la Sûreté,
les assurances,
la consommation
Organisation
des contrats
(Image)
Les
périmètres
des contrats doivent
être définis
de façon
précise,
notamment avec la
rédaction
des cahiers des
charges techniques,
communs aux donneurs
d'ordre tout en
intégrant
les clauses communes
et les spécificités.
Les
appels d'offre se
feront en commun,
ainsi que le dépouillement
des propositions
et le choix des
industriels.
Les critères
de choix tiendront
compte en particulier
de :
- la qualité
technique du groupement
industriel,
- le coût
de la prestation,
- l'accompagnement
social,
- le retour européen.
Au
sujet de ce dernier
point, on note que
les obligations
de retour géographique
liées à
la contribution
des pays membres
de l'Esa généraient
jusqu'alors la présence,
dans le paysage
industriel de la
base spatiale, de
nombreuses entreprises,
avec de petites
structures. "Cette
organisation n'était
techniquement pas
optimale et générait
de nombreux frais
fixes" indique
Jean-Louis Marcé.
"La restructuration
prévoit donc
d'apporter plus
de souplesse dans
la redistribution
de retour géographique."
Pour cela, les retours
vers les pays européens
seront compensés
par :
- l'utilisation
des affaires du
Plan d'Investissement,
qui prévoit
des commandes à
l'unité permettant
de confier les prestations
à des industriels
européens
au coup par coup,
en fonction des
retours requis,
- les contrats passés
par le Cnes dans
le cadre de l'activité
spatiale en Europe
de façon
à garantir
le retour géographique
global aux Etats.
Encadré
Les prochaines étapes
de la restructuration
:
- rédaction
des cahiers des
charges techniques
(mi-septembre à
mi-décembre
2004)
- appels à
candidature, (mi-octobre
à mi-décembre
2004)
- envoi des appels
d'offre avec cahiers
des charges (mi-décembre
2004)
- phase de consultation
(mi-décembre
à fin mars
2005))
- notification du
résultat
de la consultation
(fin mars 2005)
- mise au point
des marchés
(avril à
fin juin 2005)
- démarrage
des nouveaux contrats
(juillet 2005)
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