Serpents,
tortues, caïmans,
oiseaux et mammifères
sont présents
dans l'intra-site.
A proximité
des bâtiments,
les pompiers sont
très souvent
sollicités
en raison de la gêne
occasionnée
par les serpents (environ
une fois par semaine.)
L'équipe du
BSPP est là
pour votre sécurité.
Grâce à
eux, "le problème"
est très vite
réglé
: capture de l'animal
et relâcher
dans une zone vierge
d'êtres humains.
Mais rassurez-vous,
car contrairement
aux idées reçues,
très peu d'espèces
de serpents guyanais
sont dangereuses pour
l'homme. De plus,
le CSG peut se vanter
d'avoir sur son site
quelques-uns des derniers
crotales de la Guyane.
Les Anacondas sont
aussi présents.
Dans le reste du département,
ils sont victimes
du "délit
de sale gueule".
Heureusement, les
Pompiers sont sensibles
à la protection
de l'environnement
et nous pouvons compter
sur eux pour prendre
soin des animaux.
Les oiseaux ont vite
compris que le CSG
leur procurait calme,
nourriture et sécurité.
Tout près du
site niche la plus
grande colonie d'ibis
rouges, une espèce
protégée.
Les aras macavouane
(ou ara manilata)
ont élu domicile
à proximité
des installations
de la zone de lancement.
Une campagne d'observation
pour le lancement
d'Ariane 509 a permis
de mettre en évidence
la présence
d'une espèce
d'oiseau encore inconnue
dans le département
: le Sporophila nigricollis.
Beaucoup de rapaces
peuplent également
le site. Notons également
l'abondante présence
de picolettes. Ces
dernières sont
très prisées
en Guyane car leurs
chants font l'objet
de concours dans toute
la région.
Malheureusement, à
force d'être
capturée dans
leur milieu naturel,
cette espèce
disparaît peu
à peu de la
Guyane.
Les mammifères
sont nombreux, notamment
des espèces
très rares,
intégralement
protégées,
comme le jaguarondi
(fauve noir plus petit
que le jaguar), le
grand tamanoir, le
tamandua (fourmilier
plus petit que le
tamanoir et de couleur
beige), le tayra (sorte
de grande martre),
la loutre commune,
etc. Des espèces
moins rares mais tout
aussi intéressantes,
tels le cabiai (le
plus gros rongeur
du monde), et des
biches, paresseux,
tatous ou tapirs,
sont observées.
Quant aux primates,
quatre sur huit espèces
connues en Guyane,
ont été
observées dans
l'intra-site : tamarins
mains rousses, saïmiris,
singes hurleurs et
capucins.
Il semblerait même
qu'il y ait un puma
! C'est une très
bonne nouvelle car,
tout comme le jaguar,
lui aussi est assez
persécuté
en Guyane. Pourtant,
ce sont des animaux
timides face à
l'homme : échange
de regards très
brefs et disparition
de l'animal. Par contre,
ne fuyez jamais devant
eux (même si
vous êtes en
train de faire un
jogging sur la route
de l'espace) car,
tout comme le chat
de la maison, ils
prendraient votre
comportement pour
un jeu et une course
poursuite s'engagerait
alors.
Il est important de
préserver la
faune sauvage guyanaise
car elle est menacée
par la chasse intensive
propre au département,
le trafic d'animaux
ou encore la circulation
routière. Levons
donc le pied sur la
route pour notre sécurité
comme celle des animaux
sauvages qui la traversent
Notons
par ailleurs qu'une
convention annuelle
lie, depuis 1966,
le Cnes et l'Office
national de la forêt
(ONF) pour la gestion
du patrimoine forestier
du Cnes en Guyane.
L'ONF se charge
en effet de la surveillance,
de l'entretien et
de la préservation
de ce patrimoine.
Cela concerne bien
entendu le domaine
forestier de la
Base mais également
la Montagne des
Singes et ses équipements
(carbet, sentier
botanique), ainsi
que les carbets
de la rive droite
du Kourou qui se
trouvent encore
sur les terrains
du Cnes. Dans le
cadre de cette convention,
l'ONF élabore
également
des propositions
de gestion et de
mise en valeur éco-touristique
de certains sites
présentant
un intérêt
faunistique ou floristique
pour le public.
De la même
façon, une
convention de partenariat
est également
à l'étude
avec l'Office National
de la Chasse Faune
Sauvage (ONCFS)
pour l'étude
des cervidés
forestiers de Guyane.
Comme l'explique
Cécile Hansen,
de l'ONCFS : "l'idée
est de profiter
du fait que certaines
zones du CSG sont
totalement protégées
de la chasse pour
réaliser
des abondances de
faune. C'est à
dire de réaliser
des comptages, des
captures pour marquages
d'animaux et des
suivis qui nous
permettraient d'approfondir
nos connaissances
sur les espèces
présentes
sur le littoral.
En l'occurrence,
l'étude que
nous envisageons
pour l'instant est
celle des cervidés,
et notamment des
biches appelées
Mazama (biche rouge
et cariacou). Selon
les résultats
de l'étude,
ces zones pourraient
devenir zones témoins
du secteur côtier."
Un projet qui devrait
aboutir très
prochainement et
dont nous vous tiendrons
informés
dès que celui-ci
se concrétisera.
Pour
les agents qui se
trouveraient nez
à nez avec
l'un de ces charmants
représentants
de la faune sauvage,
sachez que vous
pouvez appeler la
Brigade des Sapeurs
Pompiers de Paris
au 3.41.18.
Plus généralement,
pour plus de renseignements,
adressez-vous à
l'Office National
de la Chasse et
de la Faune Sauvage
(Tél : 05
94 22 80 65.) -
Si vous trouvez
un animal sauvage
blessé ou
en difficulté,
vous pouvez aussi
contacter le centre
de soins de l'association
Kwata (05 94 25
43 31 / 05 94 38
73 23 / 06 94 22
83 23.)
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