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Dossier environnement
Faune sauvage au CSG
Les 760 km2 que forment le site du CSG sont devenus, au fil du temps, une sorte de réserve pour la faune sauvage. En effet, la chasse y étant interdite (alors qu'importante dans le reste du département), les entrées contrôlées, les animaux peuvent profiter d'une certaine tranquillité. Les observateurs privilégiés de cette faune sont notamment les Sapeurs Pompiers de Paris et les gardiens du site. Grâce à leurs témoignages, voici un survol des habitants faunistiques observés sur le site du CSG.
Serpents, tortues, caïmans, oiseaux et mammifères sont présents dans l'intra-site. A proximité des bâtiments, les pompiers sont très souvent sollicités en raison de la gêne occasionnée par les serpents (environ une fois par semaine.) L'équipe du BSPP est là pour votre sécurité. Grâce à eux, "le problème" est très vite réglé : capture de l'animal et relâcher dans une zone vierge d'êtres humains. Mais rassurez-vous, car contrairement aux idées reçues, très peu d'espèces de serpents guyanais sont dangereuses pour l'homme. De plus, le CSG peut se vanter d'avoir sur son site quelques-uns des derniers crotales de la Guyane. Les Anacondas sont aussi présents. Dans le reste du département, ils sont victimes du "délit de sale gueule". Heureusement, les Pompiers sont sensibles à la protection de l'environnement et nous pouvons compter sur eux pour prendre soin des animaux.
Les oiseaux ont vite compris que le CSG leur procurait calme, nourriture et sécurité. Tout près du site niche la plus grande colonie d'ibis rouges, une espèce protégée. Les aras macavouane (ou ara manilata) ont élu domicile à proximité des installations de la zone de lancement. Une campagne d'observation pour le lancement d'Ariane 509 a permis de mettre en évidence la présence d'une espèce d'oiseau encore inconnue dans le département : le Sporophila nigricollis. Beaucoup de rapaces peuplent également le site. Notons également l'abondante présence de picolettes. Ces dernières sont très prisées en Guyane car leurs chants font l'objet de concours dans toute la région. Malheureusement, à force d'être capturée dans leur milieu naturel, cette espèce disparaît peu à peu de la Guyane.
Les mammifères sont nombreux, notamment des espèces très rares, intégralement protégées, comme le jaguarondi (fauve noir plus petit que le jaguar), le grand tamanoir, le tamandua (fourmilier plus petit que le tamanoir et de couleur beige), le tayra (sorte de grande martre), la loutre commune, etc. Des espèces moins rares mais tout aussi intéressantes, tels le cabiai (le plus gros rongeur du monde), et des biches, paresseux, tatous ou tapirs, sont observées.
Quant aux primates, quatre sur huit espèces connues en Guyane, ont été observées dans l'intra-site : tamarins mains rousses, saïmiris, singes hurleurs et capucins.
Il semblerait même qu'il y ait un puma ! C'est une très bonne nouvelle car, tout comme le jaguar, lui aussi est assez persécuté en Guyane. Pourtant, ce sont des animaux timides face à l'homme : échange de regards très brefs et disparition de l'animal. Par contre, ne fuyez jamais devant eux (même si vous êtes en train de faire un jogging sur la route de l'espace) car, tout comme le chat de la maison, ils prendraient votre comportement pour un jeu et une course poursuite s'engagerait alors.
Il est important de préserver la faune sauvage guyanaise car elle est menacée par la chasse intensive propre au département, le trafic d'animaux ou encore la circulation routière. Levons donc le pied sur la route pour notre sécurité comme celle des animaux sauvages qui la traversent…

Notons par ailleurs qu'une convention annuelle lie, depuis 1966, le Cnes et l'Office national de la forêt (ONF) pour la gestion du patrimoine forestier du Cnes en Guyane. L'ONF se charge en effet de la surveillance, de l'entretien et de la préservation de ce patrimoine. Cela concerne bien entendu le domaine forestier de la Base mais également la Montagne des Singes et ses équipements (carbet, sentier botanique), ainsi que les carbets de la rive droite du Kourou qui se trouvent encore sur les terrains du Cnes. Dans le cadre de cette convention, l'ONF élabore également des propositions de gestion et de mise en valeur éco-touristique de certains sites présentant un intérêt faunistique ou floristique pour le public.
De la même façon, une convention de partenariat est également à l'étude avec l'Office National de la Chasse Faune Sauvage (ONCFS) pour l'étude des cervidés forestiers de Guyane. Comme l'explique Cécile Hansen, de l'ONCFS : "l'idée est de profiter du fait que certaines zones du CSG sont totalement protégées de la chasse pour réaliser des abondances de faune. C'est à dire de réaliser des comptages, des captures pour marquages d'animaux et des suivis qui nous permettraient d'approfondir nos connaissances sur les espèces présentes sur le littoral. En l'occurrence, l'étude que nous envisageons pour l'instant est celle des cervidés, et notamment des biches appelées Mazama (biche rouge et cariacou). Selon les résultats de l'étude, ces zones pourraient devenir zones témoins du secteur côtier." Un projet qui devrait aboutir très prochainement et dont nous vous tiendrons informés dès que celui-ci se concrétisera.

Pour les agents qui se trouveraient nez à nez avec l'un de ces charmants représentants de la faune sauvage, sachez que vous pouvez appeler la Brigade des Sapeurs Pompiers de Paris au 3.41.18.
Plus généralement, pour plus de renseignements, adressez-vous à l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (Tél : 05 94 22 80 65.) - Si vous trouvez un animal sauvage blessé ou en difficulté, vous pouvez aussi contacter le centre de soins de l'association Kwata (05 94 25 43 31 / 05 94 38 73 23 / 06 94 22 83 23.)

 
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Mise à jour le 24 novembre 2004